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Tendances alimentaires : pourquoi manger des insectes?

 

Depuis le mois de septembre 2014, l’AFSCA (Agence Francophone pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) a autorisé la commercialisation de 10 espèces d’insectes destinées à la consommation (consultez le document sur le site de l’AFSCA: bit.ly/1znwE1g).

Il s'agit d'une première étape franchie au niveau européen.

Jusqu'à présent, aucune réglementation ne régissait la vente et la consommation d'insectes.

Si dans nos contrées, l’entomophagie (le fait de manger des insectes) n’est très répandue et rebute encore beaucoup de personnes, un rapport de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO (consulter le rapport sur le site de la FAO: bit.ly/16MDTVT) nous apprend que plus de 2 milliards d’individus à travers le monde, consomment près de 2 000 sortes d’insectes. Riches en protéines, vitamines et minéraux, ils font partie intégrantes des mets quotidiens en Amérique Latine, en Asie et en Afrique.

L’augmentation exponentielle de la population mondiale nous oblige à repenser les techniques d’élevage. Si l’élevage de porcins, de poulets ou de bovins nécessite de beaucoup de surfaces de terre et développe la pollution des sols et des nappes phréatiques, celui des insectes requiert beaucoup moins de ressources.

L’entomophagie en gastronomie

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Toujours en recherche d’innovations et de surprises culinaires, certains chefs ont franchi le pas et proposent désormais des plats à base d’insectes dans leurs cartes ou dans leurs gammes de pralines. C’est le cas notamment du célèbre pâtissier bruxellois “Wittamer” (www.wittamer.com) qui propose des pralines aux crickets. Green Kow”, société belge, propose une gamme de produits salés et sucrés développée par le Chef étoilé Sang-Hoon Degeimbre du célèbre restaurant “L’air du temps” à Eghezée (consultez le site internet de www.greenkow.be).

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La société “Aldento” quant à elle propose des pâtes fraîches à base de farine d’insectes (www.goffardsisters.com).

Tandis que certaines sandwicheries n’hésitent plus à proposer des sandwichs aux insectes (regardez la vidéo de Télévesdre).

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L’entomophagie dans le commerce

Le commerce aussi a cédé à cette tendance. C’est notamment le cas de “Amon Tchiniss” située à Malmedy (www.amontchiniss.be) qui propose une sélection d’insectes tels que des grillons, des vers natures, des criquets ou encore des scorpions. Le succès de cette enseigne ne fait que grandir. Des clients venant des quatre coins de la Belgique se bousculent afin de goûter à ces mets originaux.

Plus qu’un phénomène de mode, cette tendance est amenée à se développer tant et plus dans les années à
venir… La population mondiale étant de plus en plus dense, les insectes sont à fortiori une piste à explorer et à intégrer dans une stratégie de développement durable.

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Le “troc alimentaire”

Parmi les dernières tendances de consommation, le “troc alimentaire” (ou “Food Swap”) a fait son apparition et est en plein boom aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne. De quoi s’agit-il ?

Si le troc alimentaire n’est pas une idée nouvelle en soi, cette activité trouve un second souffle avec l'avènement du web. Si jusqu’à présent, les échanges se limitaient principalement à notre cercle de connaissances, des plate-formes en ligne apparaissent telles que trocalimentaire.com ou foodswapnetwork.com

Les consommateurs se retrouvent principalement autour de deux volontés : l’aspect économique car il s’agit d’une vraie solution dans la lutte contre le gaspillage alimentaire ainsi que l’aspect “retour aux sources”, les produits échangés sont souvent issus de l’agriculture locale à petite échelle, souvent plus saine que l'agriculture de masse.

 

Le principe est assez simple : sur les sites prévus à cet effet, il suffit de proposer la nourriture que l’on désire échanger.

Pendant les rencontres, une quarantaine de personnes se retrouve avec la nourriture ou les plats qu’elle souhaite troquer.

L’événement se divise alors en 2 temps. La première partie est consacrée à l’installation de la marchandise et à la rencontre avec les autres participants. La deuxième partie est consacrée au troc (le “swapping”). Vous indiquez sur une liste ce qui vous intéresse et ce que vous proposez en échange.

Comment les enseignes de la grande distribution réagissent à ce nouveau mode de consommation, basé sur un concept d’échange non commercial ?

L’idée vient des Etats-Unis et le modèle se base sur celui des coopératives alimentaires.

Située dans le quartier de Park Slope de Brooklyn, le “Park Slope Food Coop” (PSFC) ce magasin original propose à ses clients des prix ultra-compétitifs sur les produits proposés (jusqu’à 40% de réduction).

Comment? Chaque client/adhérent doit contribuer au bon fonctionnement du magasin (caisse, stock, nettoyage, etc) à raison de trois heures consécutives de travail toutes les quatre semaines.

Une initiative de ce type vient de voir le jour en Europe, à Paris sous le nom de La Louve.
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